Les personnes âgées prévoient leurs funérailles indique Yves Alphé

Le contrat d'obsèques par Yves Alphé

Comment les séniors prévoient-ils leurs obsèques ? Réponse par Yves Alphé, fondateur et gérant de la société Caritas Obsèques à Orléans, nous parle aujourd’hui des seniors car il s’avère qu’ils sont de plus en plus prévoyants en matière de contrats obsèques. Ces derniers se trouvent sont d’ailleurs proposés par la société de pompes funèbres afin de permettre à tout individu en fin de vie de prévoir ses obsèques et d’alléger les charges administratives et financières à ses proches.

Un rappel sur les séniors par Yves Alphé

Les séniors sont de plus en plus nombreux

Les séniors sont de plus en plus nombreux

On considère comme « sénior » tout individu âgé d’au moins 66 ans. On comptait en France en 2015 près de 20 millions de séniors (9 millions d’hommes et 11 millions de femmes) avec plus de 23 000 centenaires. On prévoit pour 2035 près de 25 millions de séniors français avec là encore des femmes séniors majoritaires (13,4 millions contre 11,2 millions d’hommes). Toutefois la France n’est pas le seul pays concerné par le vieillissement de la population. Le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne sont trois autres exemples cités par Yves Alphé dans lequel ce phénomène démographique se remarque également. Pour avoir un aperçu général, les séniors représentent environ 18,5% de la population européenne soit 94 millions d’individus.

Des séniors de plus en plus prévoyants

D’après une étude menée par Kantar (portail de datas, de statistiques et de sondages recensés par des journalistes), près de la moitié des plus de 66 ans auraient déjà souscrit à un contrat obsèques, en prévision de leur décès futur. Les femmes seraient majoritaires (59%) mais cette tendance pourrait bien basculer. En effet, indique Yves Alphé, entre 2012 et 2017, plus de 3% d’hommes séniors se sont intéressés aux contrats obsèques. En 2017, ils étaient ainsi 41% contre 38% en 2012. Sans surprise, on apprend que plus les séniors prennent de l’âge, plus ils s’avèrent prévoyants lorsqu’il s’agit de souscrire un contrat obsèques. Ce sont les classes sociales les plus favorisées qui ont tendance à souscrire ce type de contrat.

Déroulement de la souscription du contrat obsèques : explications par Yves Alphé

Souscrire un contrat obsèques peut s’avérer éprouvant tant administrativement que psychologiquement. En effet, il s’agit d’envisager sa propre mort dans un futur plus ou moins proche, souligne Yves Alphé. C’est pourquoi les séniors souscrivant ce contrat ont tendance à se tourner vers les sociétés de pompes funèbres afin de pouvoir bénéficier de prestations plus personnalisées et d’un accompagnement pour anticiper leurs obsèques. Banques et assurances peuvent aussi convenir, mais sont minoritaires avec respectivement 39% et 46% de souscriptions.

Des chiffres qui s’expliquent par le fait que les individus sont plus amenés à côtoyer plus souvent leur banque ou assureur au cours de leur vie qu’une société de pompes funèbres. Autre explication : le lien avec les funérailles est moins présent, ce qui rend la démarche psychologiquement moins difficile. Néanmoins, si banques et assurances proposent des contrats financiers intéressants, les sociétés de pompes funèbres spécialistes du secteur permettent d’organiser à l’avance des obsèques plus personnalisées. Ceci évite par exemple le dilemme des fleurs ou de la musique à choisir pour les funérailles par les proches lors du décès d’un être cher. C’est pourquoi, afin de faire respecter leur volonté en termes de funérailles (ex: funérailles écologiques), les séniors font souvent le choix de se tourner vers les sociétés de pompes funèbres lors de la souscription d’un contrat obsèques et bénéficier de services plus à leur image.

Le choix des séniors pour le deuil de leurs proches

Si l’inhumation a longtemps été largement majoritaire afin de rendre hommage au disparu, il faut savoir  que des plus en plus de personnes prévoient une crémation pour leurs futures obsèques. Quelques chiffres illustratifs : la crémation représentait 1% des funérailles dans les années 80 alors qu’elle représentait l’an dernier 54%. Une tendance pouvant s’expliquer par le problème de manque de place dans les cimetières, précise le chef d’entreprise funéraire à Orléans Yves Alphé et, d’un point de vue plus social, le détachement progressif vis-à-vis de ce qui est matériel (comme le cercueil ou la dépouille par exemple). Enfin, en termes de pratique religieuse, la tendance évolue à l’inverse peu : 63% des séniors optent pour une cérémonie religieuse et non civil. Cependant, dans le choix d’une crémation, ils ne sont plus que 47% à prévoir une cérémonie religieuse.