Comprendre les funérailles catholiques avec Yves Alphé

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En France, la religion dominante est le catholicisme. Il n’est donc pas étonnant de savoir que plusieurs cérémonies dont les obsèques se déroulent selon la religion catholique. Yves Alphé, fondateur et gérant de sa société de pompes funèbres à Orléans (Caritas Obsèques) propose de mieux comprendre les rites catholiques en matière de funérailles.

Particularités et organisation des funérailles catholiques

Sans surprise, lors des funérailles catholiques, l’accent est mis sur la foi. Les textes récités au cours de la cérémonie qui se déroulent à l’Eglise proviennent de la Bible et s’organisent généralement selon trois axes : la première prière, le psaume et l’évangile. Des prières catholiques universelles comme Je vous salue Marie ou Notre père sont également prononcées.
Les obsèques catholiques sont la plupart du temps accompagnées de musique. Généralement, un chant d’entrée symbolise le début de la cérémonie. Les proches endeuillées peuvent alors s’unir dans la prière. Quelques exemples proposés par Yves Alphé de chants d’entrée pour des funérailles catholiques sont le cantique de Siméon, Peuple de Lumière ou Souffle Imprévisible. Les autres musiques qui passent au cours de la cérémonie sont généralement également en rapport avec la religion catholique, bien que le défunt ait pu au préalable choisir de son vivant (dans un testament par exemple) une ou des musiques bien spécifiques pour ses obsèques.

Le rite de la lumière est omniprésent lors des funérailles catholiques, ajoute Yves Alphé. Cela consiste à déposer sur le cercueil, des cierges ou lumignons allumés par l’officiant. Cependant, dans le cas d’un défunt non baptisé seront plutôt déposées des fleurs par la famille proche.
S’en suit alors la prière pénitentielle où les convives demandent pardon pour leurs fautes commises. L’amour divin est alors consacré, notamment au travers d’un chant de demande de pardon.

Les différentes lectures

La première lecture, réalisée par l’un des membres de l’assemblée (souvent une personne très proche du défunt) est un texte lu extrait soit de l’ancien testament, soit de l’acte des apôtres, des lettres des apôtres ou bien de l’Apocalypse.

S’en suit alors la deuxième lecture, le psaume. Issu de l’ancien Testament, il s’agit d’un texte lu par un membre de l’assemblée. Le psaume peut également être interprété en chanson, dans son intégralité ou simplement pour le refrain, précise Yves Alphé.

Ensuite, un extrait de l’Evangile de Jésus Christ sera lu, cette fois-ci uniquement par le célébrant.

Prières et suite de la cérémonie

fleurs et bougies peuvent orner le cercueil précise Yves Alphé

fleurs et bougies peuvent orner le cercueil précise Yves Alphé

Après la lecture des trois textes, la cérémonie des funérailles catholiques continue par la prière universelle. Elle représente pour les fidèles une occasion de se tourner vers Dieu en abordant plusieurs thématiques comme l’Eglise, les personnes en souffrance, le défunt, la famille et les proches du défunt…La famille de la personne disparue doit au préalable rédiger 3 à 5 de ces intentions avant de les soumettre aux différents membres de l’assemblée. Chaque intention est transitée d’un refrain. Le notre Père est prononcé, prière universelle parmi la religion catholique et plus particulièrement lors des funérailles.

Cette prière universelle évoquée par Yves Alphé est suivie de l’Agnus Dei, un chant qui précède la communion et par lequel l’assemblée est invitée à reconnaître dans les offrandes consacrées la présence du sauveur Jésus Christ.
L’un des moments les plus solennels de la messe réside en la communion. Les fidèles s’unissent au corps du Christ et est généralement accompagné de la lecture d’un texte, d’un chant ou une simple musique, précise Yves Alphé.

Un nouveau chant intervient alors, celui de l’A Dieu qui représente le don du défunt par la famille et les proches aux mains du Seigneur. Parfois précédé d’un silence, il peut être également accompagné d’un témoignage qui évoque la mémoire de la personne décédée.

Vient suite au chant de l’A Dieu expliqué par Yves Alphé, l’aspersion du corps par l’assemblée. Celui-ci représente un dernier geste destiné au défunt. Dans le cas où ce dernier aurait été baptisé, le cercueil sera humidifié par de l’eau bénie. Dans le cas où il n’était pas baptisé, l’assemblée pourra tout de même toucher le cercueil ou s’incliner devant celui-ci. Cette étape peut être accompagnée d’une musique que la personne disparue appréciait tout particulièrement et qui se prête bien entendu à la situation des funérailles.
Une fois cette bénédiction reçue, la messe prend fin, généralement sur ce que l’on appelle un « chant d’envoi », précise Yves Alphé. Le corps est alors transporté en dehors de l’Eglise sur par exemple un fond de musique sacrée ou classique, représentatif d’un esprit de paix.

Enfin, un registre de condoléances peut être mis à disposition au fond de l’Eglise. Les personnes de l’assemblée ayant assisté aux funérailles peuvent y exprimer une dernière fois leur soutien dans la lourde épreuve du deuil.

Qui peut bénéficier de funérailles catholiques ?

Jadis, les obsèques catholiques étaient très fermées car certaines conditions n’autorisaient pas des rites funéraires de cette religion, comme la mort par suicide par exemple, illustre Yves Alphé. Cependant, de nos jours, cette pratique a évolué. Ainsi, même les défunts non baptisés peuvent bénéficier de funérailles catholiques, avec cependant une légère différence : les rites de la croix et de l’eau, référence au baptême ne seront pas présents, indique Yves Alphé. Pour ce qui est de la mort par suicide, les circonstances peuvent être évoquées ou non, selon le choix des proches du défunt.

Crémation ou inhumation ? Réponse par Yves Alphé

Si l’Eglise condamnait autrefois la crémation, la tendance a évolué et, même si l’enterrement reste prédominant parmi les funérailles catholiques, désormais rien n’interdit la crémation du défunt.
Dans le cas d’une crémation, les cendres sont remises dans une urne cinéraire et sont destinées soit au cimetière, soit dispersées dans « le Jardin du souvenir » indique Yves Alphé soit dispersées en pleine nature (très souvent en bord de mer).

L'inhumation reste le premier choix des catholiques croyants précise Yves Alphé

L’inhumation reste le premier choix des catholiques croyants précise Yves Alphé

Dans le cas d’une inhumation, la cérémonie de mise en terre porte un message religieux très fort. Elle est réalisée par les employés de la société de pompes funèbres préalablement choisie. Afin de rendre un ultime hommage au défunt, la cérémonie de mise en terre peut être personnalisée précise Yves Alphé comme avec des fleurs spécifiques, de la musique chère au défunt ou encore la lecture de certains textes. C’est l’ultime contact avec le défunt avant sa descente dans le caveau, d’où son importance cruciale au cours des funérailles.