Funérailles catholiques pour un enfant : explications par Yves Alphé

Le décès d’un enfant ou d’un nourrisson est une épreuve terriblement difficile pour les parents ainsi que pour toute la famille proche. En France, la religion dominante étant le catholicisme, nombreux sont les parents qui souhaitent des funérailles catholiques pour leur enfant. Yves Alphé fait le point.

Enfant non-baptisé, que faire ?

Bapteme d'un enfant

Bapteme d’un enfant

Si l’enfant décède avant d’avoir été baptisé, il peut tout de même bénéficier de funérailles religieuses, indique Yves Alphé. Si les parents avaient fait le souhait de faire baptiser leur enfant, alors des funérailles religieuses sont tout à fait possibles. Par ailleurs, si l’enfant était en âge d’affirmer qu’il souhaitait le baptême ou qu’il se préparait à le recevoir, il peut également lui être consacrée une cérémonie catholique, indique Yves Alphé.

Dans le cas inverse, un temps de prière consacré au défunt peut se tenir dans l’église mais sans présence du corps décédé.

Pourquoi le choix des obsèques catholiques ? Yves Alphé explique

Les chrétiens croyants souhaitent accueillir dans la foi l’événement de la mort. Yves Alphé rappelle que les obsèques catholiques représentent également un moyen de rendre hommage et prier pour la personne disparue, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte. Elle constitue également un moment pour rassembler la famille, s’unir dans la douleur et entamer le processus de deuil avec compassion et espérance.

Les différents intervenants pour une cérémonie d’obsèques catholiques

Le prêtre est l'interlocuteur religeux privilégié rappelle Yves Alphé

Le prêtre est l’interlocuteur religeux privilégié rappelle Yves Alphé

Le personnel des pompes funèbres est le tout premier interlocuteur avec lequel les parents vont décider des obsèques de l’enfant. Un conseiller funéraire (comme Yves Alphé) saura les aiguiller selon leur souhait d’une cérémonie religieuse ou laïque. Dans le cas de funérailles catholiques, les parents et la famille en général vont d’abord être au contact de bénévoles de leur paroisse qui sauront être à l’écoute face à la douleur et la détresse provoquées par la mort de l’enfant. Ces bénévoles interviennent donc en tant qu’accompagnants, avant, pendant et même après la cérémonie.

De plus, ajoute Yves Alphé, si le prêtre de la paroisse est considéré comme étant la personne la plus à même de célébrer les funérailles, un diacre, un laïc ou même un membre de la famille ou un proche peut également en avoir la responsabilité.

Le déroulement de la cérémonie catholique

Déroulement de la cérémonie catholique expliqué par yves Alphé

Déroulement de la cérémonie catholique expliqué par yves Alphé

Afin d’organiser une cérémonie d’obsèques catholiques, la famille devra s’adresser à la paroisse ainsi qu’aux pompes funèbres préalablement désignées. Cela permettra d’organiser et de mettre en place la cérémonie qui se déroulera généralement en quatre temps, précise Yves Alphé :

– L’accueil : c’est le moment consacré au souvenir de l’enfant disparu. L’assemblée s’unit pour se rapprocher de ce dernier. Les instants de sa vie, sa personnalité, les moments marquants sont alors évoqués pour lui rendre hommage et en dresser un portrait personnel qui ne se résume pas à son identité officielle. Des anecdotes peuvent ainsi être racontées car elles permettent de résumer au mieux la personnalité de l’enfant défunt, indique Yves Alphé. Un chant d’entrée est en général prévu avant ou après les mots d’accueil. S’en suit alors le rite dit « de la lumière » durant lequel des cierges sont déposés autour du cercueil. D’autres éléments peuvent être déposés sur le cercueil : des emblèmes religieux (une croix, une bible), des biens personnels proches du défunt ou encore la photo de l’enfant décédé. Une fois ce rite accompli, l’on passe au temps de parole.

– Le temps de parole : un proche de l’enfant ou un autre membre de l’assemblée effectue alors une première lecture d’un texte religieux. Ce dernier peut être un extrait de l’ancien ou du nouveau testament, de l’apocalypse, des actes des apôtres ou encore des lettres des apôtres. La lecture est ensuite suivie d’un psaume (lu ou chanté) par un des proches de l’enfant décédé, indique Yves Alphé. Ce temps de parole s’achève sur la lecture d’un passage de l’évangile puis de l’homélie par le maître de cérémonie.

– Le temps de prière : là encore, un ou plusieurs proches de l’enfant décédé effectue(nt) la lecture de prières universelles. Un refrain est à chaque fois repris par l’assemblée des funérailles. Ces prières sont préalablement rédigées par le ou les proches eux-mêmes ; pour ce faire ils peuvent bénéficier des conseils de la société de pompes funèbres. Si c’est le prêtre de la paroisse qui préside la cérémonie d’obsèques, alors ont lieu l’eucharistie et le Notre Père. Se tient ensuite la quête visant à percevoir des fonds pour la paroisse rappelle Yves Alphé.

– Le temps de l’adieu : il représente le passage du défunt de la vie terrestre à la vie auprès de Dieu. C’est également l’occasion d’un dernier hommage à l’enfant disparu à travers par exemple un message personnel ou la lecture d’un texte, illustre Yves Alphé. L’aspersion du cercueil par de l’eau bénite est ensuite réalisée par le maître de cérémonie puis l’assemblée énonce un dernier adieu à l’enfant décédé.

Inhumation ou crémation ?

Si jadis l’Eglise ne reconnaissait pas la crémation, les mentalités ont évolué indique Yves Alphé.

Ainsi, après les funérailles catholiques à l’église, l’enfant ou le nourrisson décédé peut être inhumé ou crématisé, selon les choix de la famille.