Funérailles laïques pour un enfant décédé : explications par Yves Alphé

Yves Alphé explique les funérailles laïques d'un enfant

Si en France, la plupart des funérailles se déroulent de façon religieuse (obsèques catholiques), il est également tout à fait possible de rendre hommage à son enfant disparu par des obsèques laïques (aussi appelées « civiles »), indique Yves Alphé. Quelles sont les particularités de ces obsèques et en quoi diffèrent-elles des funérailles religieuses ?

Lieu de la cérémonie et intervenants

Contrairement aux obsèques catholiques, il n’y aura lors des funérailles de l’enfant, pas de « professionnel religieux » comme un prêtre par exemple. En fait il n’y a aucun aspect religieux comme des chants précis, des prières, illustre Yves Alphé. Ainsi, les obsèques ne peuvent se dérouler à l’église ni dans aucun lieu de culte mais plusieurs alternatives existent pour dire au revoir et rendre un dernier hommage à l’enfant décédé, qu’Yves Alphé vous propose de connaître :

Un exemple de funérarium proposé par Yves Alphé

Un exemple de funérarium proposé par Yves Alphé

– La chambre funéraire ou funérarium où se déroule la cérémonie avant le déplacement du corps vers le cimetière ou le crématorium. C’est un lieu laïc destiné au recueillement qui peut donc accueillir une cérémonie funéraire. Comme pour des obsèques religieuses, ce type de funérailles peut s’accompagner de musiques, de temps de recueillement et de lecture de textes, en faisant toutefois abstraction de toute connotation religieuse (rite, prière…)

– Le crématorium où se déroulera la crémation. Au même titre que le funérarium, ce site cinéraire dispose d’un espace dédié au recueillement, informe Yves Alphé. Ainsi, le maître de cérémonie peut tenir les obsèques de l’enfant en présence de l’assemblée comme le ferait un prêtre dans une église.

– Le cimetière où sera enterré l’enfant. Le cortège funéraire (avec en tête le corbillard transportant le cercueil puis la famille et les autres proches) arrive sur les lieux et les porteurs amènent le cercueil jusqu’à sa sépulture. La cérémonie funéraire suit son cours, avec par exemple la prise de parole d’un ou de plusieurs proches ou le dépôt d’objets sur le cercueil (fleurs, objets précieux à l’enfant) jusqu’à l’inhumation et le scellement de la sépulture par le marbrier.

Déroulement de la cérémonie

Plusieurs étapes semblables à une cérémonie religieuse se tiennent alors : l’accueil de la famille, et de façon globale, des proches assistants aux obsèques. Contrairement à la cérémonie religieuse, les funérailles laïques sont davantage « personnalisées » car, par exemple, il n’y a pas de prière universelle illustre Yves Alphé. Pour rendre hommage à l’enfant décédé, ses objets favoris sont souvent présents, des photos ou vidéos peuvent également être diffusés.

Dans la plupart des obsèques civiles, l’on retrouve les étapes suivantes indique Yves Alphé :

– Arrivée des proches, accueil, temps de silence puis présentation du déroulé de la cérémonie funèbre
– Évocation de l’enfant décédé via la présence d’objets, d’anecdotes, de photos (comme Yves Alphé l’a précédemment évoqué)
– Lecture de textes (et non de prières religieuses) préalablement sélectionnés par la famille, passages de phases musicales

Un dernier temps d'hommage est prévu

Un dernier temps d’hommage est prévu

– Moment de recueillement pour rendre un dernier hommage à l’enfant disparu. Chaque proche est alors libre par exemple de déposer une fleur de deuil ou de témoigner de sa peine d’une autre façon.

– Départ des proches