Pourquoi une urne funéraire ? Explications par Yves Alphé

L'urne funéraire présentée par Yves Alphé

Lorsqu’une personne décède, en France elle peut être soit inhumée (enterrée) ou crématisée (crémation), rappelle Yves Alphé, professionnel du secteur funéraire. Dans le cas d’une crémation, une urne funéraire s’avérera nécessaire contrairement à l’inhumation du corps dans un cercueil. Davantage d’explications par Yves Alphé.

Le rôle de l’urne funéraire

L’urne funéraire est une urne servant à accueillir, suite à une crémation, les restes du défunt sous forme de poudre. Si jadis, ou dans d’autres pays, ce sont les os que l’on trouve dans les urnes funéraires, en France les restes du défunt se présentent sous forme de cendres, indique Yves Alphé.

Le choix de l’urne funéraire, exemples par Yves Alphé

Comme beaucoup d’autres éléments relatifs au funéraire (cercueil, fleurs, pierre tombale etc.), il existe une grande variété d’urnes funéraires. Ceci permet entre autres aux proches, voire à la personne concernée de son vivant, de choisir une urne adaptée c’est-à-dire correspondant à la personnalité, aux goûts et croyances du défunt.

 

Une urne disponible chez Caritas Obsèques, d'Yves Alphé

Une urne disponible chez Caritas Obsèques, d’Yves Alphé

De nombreuses sociétés de pompes funèbres comme Caritas Obsèques, fondée et gérée par Yves Alphé et localisée à Orléans proposent différents types d’urnes. De plus, la taille et contenance de l’urne peut varier selon la corpulence (adulte, enfant?) de la personne crématisée. A titre d’exemple, l’urne funéraire pourra contenir jusqu’à 3,5 L de cendres pour un adulte à forte corpulence contre 0,5L pour un nouveau-né. Toutefois, en moyenne, la crémation d’un adulte donne lieu à des cendres nécessitant une urne prévue pour accueillir 2L.

La matière, la couleur ou encore la forme de l’urne sont d’autres éléments susceptibles de varier selon la décision de la famille au moment du choix de l’urne funéraire, rappelle Yves Alphé. On peut par exemple opter pour une urne « standard » de couleur grise et en forme de vase ou bien d’une couleur plus voyante ou avec des motifs dans une forme légèrement plus arrondie. Dans la plupart des cas, l’urne funéraire doit être composée de matériaux solides comme la céramique, le marbre ou le granit. Cependant, d’autres matériaux sont également disponibles voire obligatoires par exemple si l’urne est déposée dans la mer, elle doit être faîte de matériaux biodégradables comme le sable, le sel ou encore le carton.

En bref, résume Yves Alphé, la matière de l’urne funéraire sera fonction de la destination des cendres, ce que nous allons voir un peu plus bas.

Que devient l’urne funéraire ?

Une fois les cendres recueillies dans l’urne suite à la crémation du défunt, l’urne est remise à la famille. Plusieurs choix s’offrent alors :

-l’inhumation de l’urne avec les cendres au sein d’un caveau ou d’une sépulture (notamment le cas lors d’une concession funéraire familiale). Il est également possible, sous certaines conditions, d’inhumer l’urne dans une propriété privée. Cette démarche nécessite cependant l’accord de la préfecture et est soumise à plusieurs règles notamment en termes géographiques précise Yves Alphé.

-la dispersion des cendres (en pleine nature, dans un jardin du souvenir dans le cimetière…) puis le placement de l’urne vide dans un emplacement prévu à cet effet (ex : columbarium)

– il est également possible de sceller l’urne sur la pierre tombale dédiée au défunt

La législation funéraire en vigueur

Interdiction de garder l'urne chez soi rappelle Yves Alphé

Interdiction de garder l’urne chez soi rappelle Yves Alphé

Depuis 2008, les cendres d’une personne disparue sont considérées comme un corps, au même titre qu’un défunt dans un cercueil. Il est par ailleurs depuis cette date interdit de conserver l’urne du défunt dans son domicile.

 

Cependant, cette loi n’étant pas rétroactive, ceux qui possèdent une urne à domicile d’avant 2008 ne sont pas en infraction, rappelle Yves Alphé. Autrement, ce délit est répréhensible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende (d’après l’article 225-17 du code pénal). Par ailleurs les cendres ne peuvent pas être réparties dans deux urnes différentes et doivent donc être dispersées dans leur totalité au même endroit.